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La Vélogistique, bientôt incontournable en ville ?

27/09/2019
Coûteux et polluant, le transport de marchandises du dernier kilomètre en véhicule motorisé doit aujourd'hui se réinventer. La réponse à tous ces maux ? La Vélogistique.

Aujourd'hui, à l'échelle nationale, et selon les chiffres publiés par le Comité d’analyse stratégique, la livraison urbaine utilise à elle-seule un cinquième du trafic motorisé, occupe un tiers de la voirie et représente plus du quart des émissions des gaz à effet de serre en zone urbaine. Avec l’essor du e-commerce et des livraisons à domicile, cet effet d’engorgement et de pollution des zones urbaines ne cesse de croître. Pour lutter contre ce phénomène, une nouvelle méthode de transports de marchandises du dernier kilomètre est en plein essor : la vélogistique.

Le (très) couteux dernier kilomètre

Qu’entend-on par « dernier kilomètre » ? C’est en réalité le nom donné à la distance (théorique) qui sépare les grands centres de distribution des clients finaux. Ce type de transport est actuellement le plus répandu puisqu’on estime que 70% des livraisons durent moins de dix minutes. Or, ce fameux dernier kilomètre pose des problèmes organisationnels complexes et demande une gestion fine des flux de transports.

C'est, en effet, la partie de la chaîne de livraison qui est la plus coûteuse. On constate effectivement que la hausse du coût unitaire de transport est inversement proportionnelle à la distance qui sépare la livraison de son destinataire final. Le coût est par conséquent très élevé au cours du dernier kilomètre.

Et c’est aussi la partie de la chaîne la plus polluante. La logistique est encore en grande partie assurée par des véhicules de grand gabarit et à moteur thermique (essence ou diesel) et ne fait donc qu’accentuer l’engorgement des hypercentres urbains au trafic motorisé déjà intense.

Des villes de plus en plus « vélo-friendly »

Centres-villes interdits aux voitures, rues piétonnes, pistes cyclables, font désormais partie du quotidien des citadins français. Cette transformation est le résultat de la ferme volonté des villes de réduire leur trafic automobile, et cela, par tous les moyens. Un des outils les plus efficaces pour faire évoluer les mentalités de leurs concitoyens est de les inciter à substituer leurs voitures par un vélo. Plus sain pour la santé, davantage éco-responsable sans être moins rapide — les embouteillages rallongeant considérablement les trajets automobiles — le vélo est aujourd’hui le mode de transport urbain le plus optimal. Strasbourg l’a bien compris puisque selon le Copenhagenize Index, elle est la quatrième ville la plus « vélo-friendly » du monde ! Strasbourg et ses environs comptent en effet près de 500 kilomètres de pistes cyclables et un innovant service de location de vélos partagés Vélhop.

L’essor du marché de la vélogistique

Aujourd’hui, la livraison vélo intéresse de plus en plus d’enseignes. Conscients de la transition amorcée par les villes et des enjeux écologiques, beaucoup de grandes compagnies logistiques ont franchi le pas : DHL, Fedex, UPS, ou encore La Poste.

Les grands logisticiens ont bien entendu une longueur d'avance grâce à leur réseau national de distribution. Mais des initiatives telles que V-logistique vont bientôt faire leur apparition pour participer à cette « révolution verte ».

Grâce à ce programme, les professionnels pourront utiliser gratuitement de nouveaux types de vélos, capables de transporter des cargaisons pouvant aller jusqu’à 300 kilos. À assistance électrique, ces « vélos cargo » permettront de parcourir des petites distances très rapidement et sans effort pour les livreurs.

Loin d’être un effet de mode, la vélogistique est aujourd’hui au cœur du développement du secteur logistique et a de beaux jours devant elle.

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