L'UNION participe aux Assises de la mobilité

20 sept. 2017
Cycle et mobilité active
Le coup d’envoi a été donné le 19 septembre. Pendant trois mois, le gouvernement organise une concertation, voulue la plus large possible, sur le thème de la mobilité.

Les Assises de la mobilité, késako ?

  • Un projet de loi d’orientation sur la mobilité, porté par la ministre en charge des Transports, a été annoncé pour le 1er semestre 2018 par le Premier ministre lors de son discours de politique générale.
  • Les Assises de la mobilité menées par la ministre de septembre à décembre devront ainsi associer l’ensemble des acteurs (usagers, opérateurs, collectivités) dont l’industrie du cycle fait partie intégrante. L’UNION participe ainsi au groupe de travail sur les mobilités actives dont la première réunion aura lieu le 22/09/2017.
  • Selon l’UNION, il est essentiel d’orienter les investissements d’avenir en faveur des mobilités actives, des mobilités douces et des micro-mobilités, sources de déplacements quotidiens apaisés, plus sûrs et participant au désenclavement des territoires.

Quel objectif commun aux pouvoirs publics et aux industriels ?

L’objectif commun est d’accélérer le changement des pratiques de déplacement et de favoriser les déplacements intermodaux, notamment en zone urbaine et périurbaine. Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire de rendre la pratique du vélo, du vélo à assistance électrique (VAE) et des équipements de déplacements personnels (EDP : trottinettes électriques, gyropodes, monocycles, etc.) accessibles au plus grand nombre. Cela répond à des objectifs de santé, de développement durable et de fluidité de circulation. Le vélo est par ailleurs créateur d’emplois non délocalisables et dynamise le développement économique des territoires et les partenariats locaux.

Quelle position pour l’UNION ?

L’UNION, première organisation professionnelle du secteur sport compte parmi ses adhérents les industriels du cycle et de la mobilité. Plusieurs mesures concrètes sont ainsi soutenues par l’UNION sport & cycle, en termes d’infrastructures pour l’aménagement des territoires, d’incitations fiscales et d’actions éducatives.

1. Développer des infrastructures appropriées à une pratique sécurisée du vélo par tous

  • Le développement de pistes cyclables sécurisées, en ville et dans les zones périurbaines. Ces pistes cyclables ne doivent pas connaître de rupture de circulation (quatrième équipement de sport le plus demandé par les Français selon une étude de l’UNION sport & cycle réalisée en 2017).
  • La création d’aires de parking sécurisées à l’échelle des villes, notamment au niveau des pôles de transports type gares routière et ferroviaire, afin d’empêcher le vol,et encourager les utilisateurs à adopter des modèles et des équipements plus sûrs et plus performants.
  • Compléter le réseau cyclable à travers les aménagements d’itinéraires structurants et de convergence vers les réseaux de transports communs, notamment ferroviaires.

 

2. Pérenniser les incitations fiscales existantes pour soutenir le développement du vélo comme outil de déplacement quotidien domicile-travail

  • Pérenniser le bonus écologique pour l’acquisition d’unVAE. L’aide financière à l’achat du vélo électrique mise en place jusqu'au 31 janvier 2018 doit être reconduite et pérennisée pour toucher un public plus large. Près de 20.000 demandes de subvention mensuelles sont enregistrées, preuve que la révolution de mobilité et de loisirs qu’il permet s’ancre durablement dans le quotidien des français. Le bonus représente une véritable incitation des usagers à se mettre au vélo, et encourage les utilisateurs à s’équiper de modèles plus sûrs et plus performants, ce qui constitue un appui indéniable aux entreprises européennes et françaises.
  • Accroître l’attractivité del’IKV et la rendre obligatoire l’IKV dans la fonction publique et les établissements publics concernés à l’issue de l’expérimentation de deux ans (2016-1018) ;
  • Etendre l’IKV aux locations de vélo.
  • Abonder la défiscalisation en faveur des entreprises pour l’achat de flottes de vélos.

 

3. Soutenir un secteur économique en développement

  • Soutenir l’innovation dans le domaine du vélo et des mobilités actives. Cette dynamique permet de créer de nouveaux services adaptés à l’évolution de la demande (vélos connectés, applications communautaires, location partagée, etc.) par les entreprises de la filière dont les start-up et les nouveaux acteurs.
  • Promouvoir le secteur touristique en développant des itinéraires touristiques complets (prenant notamment en compte les routes fluviales) en partenariat avec les TPE et PME locales sur les territoires.

 

4. Promouvoir l’apprentissage du vélo dans le cadre scolaire

  • Développer un plan « savoir rouler » pour généraliser l’apprentissage précoce et la pratique de la mobilité à vélo afin que tout enfant acquière la maîtrise de « se déplacer à vélo en autonomie », au plus tard la veille de son entrée au lycée.
  • Promouvoir les déplacements actifs en milieu scolaire dans le cadre des vélo-bus.

Contact : Claire RABES

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