Le monde de l'entreprise au cœur de la future gouvernance du sport Français

18 juil. 2018
L'UNION
Depuis six mois, l'UNION sport & cycle participe activement à la réforme de la gouvernance du sport Français qui devrait pour la première fois reconnaitre le rôle des entreprises dans la politique sportive en France.

Depuis 6 mois, Laura Flessel, la ministre des sports et les acteurs du sport français, le mouvement sportif (représenté par le CNOSF), les collectivités territoriales, les représentants du monde de l’entreprise, ont engagé une profonde réflexion sur la réforme de notre modèle sportif français.

Paris 2024 : l'opportunité de moderniser un modèle sportif français à bout de souffle

Un modèle sportif français qui date des années 60 et qui semble à bout de souffle, un modèle « pyramidal » avec un maillage territorial très fort qui s’appuie à la base sur les clubs sportifs et en haut de la pyramide les Fédérations Françaises qui sont sous la double tutelle de l’Etat pour ce qui concerne les moyens et les cadres techniques et le Comité National Olympique et sportif français pour ce qui concerne la partie sportive.

Un modèle qui n’a jamais intégré les collectivités qui financent largement la pratique sportive au quotidien, ni considéré le secteur marchand et la dimension économique du sport.
Aussi depuis plus de 10 ans tous les experts du sport français appellent à une rénovation profonde de ce modèle. Mais que ce soit l’Etat d’un côté ou bien le mouvement sportif de l’autre, aucun n’a jamais eu le courage d’engager ce travail de remise en question. Désormais, le fait d’accueillir les Jeux Olympiques et paralympiques à Paris en 2024 offre une formidable opportunité d’aligner toutes les parties prenantes sur une nouvelle ambition partagée.

Une nouvelle gouvernance associant le monde des entreprises

Cette nouvelle ambition passe par l’organisation d’une nouvelle gouvernance du sport dont la commande initiale est de répondre aux 2 grands enjeux que sont : Gagner 80 médailles et augmenter de 3 millions le nombre de pratiquants. Cette nouvelle gouvernance doit également se mettre au service d’une nouvelle vision du sport au‐delà de 2024. Une vision qui consacre le caractère de bien commun du sport et qui le reconnait comme un investissement social.
 
Les travaux pilotés par les services du Ministère des sports, ont donné lieu à 6 grands séminaires et 8 réunions du comité de Pilotage. Evidemment l’UNION sport & cycle, qui représente une partie essentielle des acteurs de l’entreprise qui œuvrent au quotidien à la promotion et au développement de la pratique sportive en France, a largement participé et contribué à tous ces travaux.
 
Et le 10 juillet avait lieu la restitution officielle de la synthèse des préconisations concernant cette nouvelle gouvernance (dont vous trouverez le document officiel en pièce jointe), en présence de la Ministre des Sports, du président du Comité olympique et sportif français, des représentants des collectivités territoriales et des principaux acteurs de l’économie du sport.
 
Les principales évolutions engendrées par cette réforme de la gouvernance du sport français :

1) Création d’une nouvelle agence dont la forme juridique serait un GIP (Groupement d’Intérêt Public) et qui piloterait la politique publique nationale en matière de sport et les arbitrages en matière de financement du sport. La gouvernance de cette agence serait partagée entre les quatre acteurs : Etat (ministère), Mouvement sportif (CNOSF), collectivités territoriales et monde de l’entreprise

La gouvernance de la future Agence du sport sera composée de 10% de représentants du monde économique

2) Abandon de la tutelle de l’Etat et responsabilités élargies pour le CNOSF vis-à-vis des fédérations
3) Une représentativité des 4 acteurs dans la gouvernance (30% Etat / 30% mouvement sportif / 30% collectivités / 10% monde économique)
4) Mise en place de « conférence des financeurs » sur le plan régionale, qui serait une déclinaison de cette gouvernance nationale
5) Suppression du CNDS (dont les prérogatives et moyens de financement seraient affectés à cette nouvelle agence) et du Conseil National du Sport
 
Pourtant, même si sur le papier tout semble écrit, il apparait que le projet n’est pas encore totalement validé et en premier lieu en raison des financements qui n’ont pas encore été définis et validés par Bercy !
Nous restons donc prudemment dans l’attente de la confirmation de cette nouvelle structure qui aura l’important mérite d’associer le monde des entreprises à la gouvernance du sport en France.

document :   Présentation du séminaire de cloture de la démarche de consultation sur la nouvelle gouvernance du sport Français (10/07/2018)
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