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Qatar 2022 : priorité aux droits de l’homme si passage à 48 équipes

15/03/2019
« Amnesty International et une coalition d’ONG, de syndicats, d’associations de supporters et de joueurs (voir liste ci-dessous) appellent le président de la FIFA, Gianni Infantino à confirmer que les pays envisagés comme hôtes supplémentaires de la Coupe du monde 2022 respecteront les nouvelles normes de la Fédération internationale en matière de droits de l’homme », indique Amnesty International, le 12/03/2019.

« Étude de faisabilité sur l’augmentation du nombre d’équipes (de 32 à 48) pour la Coupe du monde de la FIFA, Qatar 2022 », tel est l’intitulé du point 8 de l’ordre du jour (document à télécharger, voir par ailleurs) de la réunion du Conseil de la FIFA programmée à Miami (Floride, États-Unis), le vendredi 15/03/2019.

L'élargissement de la Coupe du monde 2022 à 48 équipes dès l'édition 2022 au lieu de 2026 (comme cela était prévu lors du vote de 2017) suppose de faire jouer les matches supplémentaires (16 pour un total de 80 rencontres au lieu de 64) dans d’autres pays du Golfe tels que le Koweït, Oman, Bahreïn, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, soulignent les ONG.

« Le fait d’ajouter de nouveaux pays hôtes comporte clairement des risques en termes de droits de l’homme, notamment la possible exploitation de travailleurs migrants qui participent à la construction et fournissent des services, ce qui pourrait quelque peu gâcher le plus grand événement sportif du monde », déclare Stephen Cockburn, directeur adjoint du programme Thématiques mondiales à Amnesty International.

« Des garanties crédibles en matière de respect du droit international relatif aux droits de l’homme et du droit du travail » (Amnesty International, le 12/03/2019)

• Dans une lettre ouverte, les organisations rappellent au président de la FIFA que conformément à la politique de la Fédération internationale et pour qu’elle puisse honorer sa responsabilité d’entreprise en matière de respect des droits de l’homme, elle doit s’assurer que tous les pays souhaitant accueillir la Coupe du monde commencent par fournir des garanties crédibles en matière de respect du droit international relatif aux droits de l’homme et du droit du travail, et élaborent des plans d’action précis afin de prévenir et d’atténuer les éventuelles atteintes aux droits humains liées à ce grand tournoi.

• « Gianni Infantino affirme qu’il veut rendre la Coupe du monde plus inclusive. Cela suppose que la FIFA jauge les co-organisateurs potentiels parmi les pays du Golfe afin de garantir que cet événement ne contribue pas ou ne soit pas lié aux violations des droits de l’homme très répandues dans la région », déclare Stephen Cockburn, directeur adjoint du programme Thématiques mondiales à Amnesty International.

Les éventuels nouveaux pays hôtes désignés à Paris, lors du Congrès de la FIFA, le 05/06/2019

• Les ONG demandent à la FIFA de confirmer que tout pays qui se propose d’accueillir des matches fasse l’objet d’une évaluation des risques liés aux droits de l’homme et présente des plans d’action crédibles visant à prévenir les violations des droits du travail, les discriminations et les restrictions à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique en lien avec ce tournoi.

• En novembre 2018, le président de la FIFA a déclaré aux journalistes qu’il était envisageable que les pays voisins comme l’Arabie Saoudite accueillent des matches supplémentaires dans le cadre d’une Coupe du monde élargie. En février 2019, le président de l’Autorité générale des sports des Émirats Arabes Unis a fait savoir que son pays, le Koweït et Oman souhaitaient co-organiser la Coupe, si la crise diplomatique que connaît actuellement le Golfe trouvait une issue.

• Le Qatar a réalisé une étude de faisabilité sur sa capacité à accueillir un Mondial élargi à 48 équipes et ne serait pas tenu d’accepter la décision du Conseil de la FIFA.

• Si un élargissement est accepté par principe, le Congrès de la FIFA - l’organe suprême de prise de décision composé des 211 fédérations nationales - qui doit se réunir le 05/06/2019 à Paris (FRA), désignera les nouveaux hôtes.

Amnesty International, le 12/03/2019

Les organisations signataires de la lettre ouverte

• Amnesty International

• Human Rights Watch

• Football Supporters Europe

• Centre du Golfe pour les droits humains (GC4HR)

• Congrès international des syndicats

• Transparency International

• UNI Global Union

• World Players Association

Un article News Tank Sport

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