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Comment être écolo aux sports d'hiver ?

04/02/2019
Faire une pause à la montagne ne doit pas signifier faire une pause avec ses habitudes responsables pour la planète. Quelques solutions pour passer des vacances en altitude sans polluer.

Le tourisme serait à l'origine de près de 10 % des émissions de gaz à effet de serre, selon une étude publiée dans Nature Climate Change et relayée le 7 mai 2018 par l'AFP. L'info Durable vous propose quelques pistes pour passer des vacances à la montagne sans faire payer le prix fort à la planète.

Choisir une station de ski éco-responsable

Et si pour commencer, on choisissait une station de sports d'hiver qui respecte la planète ? Celles qui vont le plus loin dans leurs démarches d'éco-responsabilité sont distinguées depuis 2011 par le label Flocon Vert, lancé par l'association d’éducation au développement durable en montagne Mountain Riders (ID les a répertoriées en vert sur la carte ci-dessous). Elles doivent respecter 21 critères, tous obligatoires depuis 2017. Ceux-ci concernent par exemple la gestion des eaux usées, des ordures ménagères, la sensibilisation des visiteurs, les perspectives locales de carrières...

D'autres stations ont quant à elles reçu l'éco-label international Green Globe, qui repose sur plus de 330 critères d'engagement, obligatoires ou non (en bleu). D'autres enfin ont reçu les Trophées Cimes durables (en violet), qui récompensent depuis 2016 des stations pour leurs actions durables : rénovation thermique, éclairage éco-responsable, mobilité douce... Ces trophées sont remis tous les deux ans. 

Se rendre et se déplacer sur place sans polluer

Le train est le moyen de transport le moins polluant pour de longues distances à taux de remplissage comparable. Outre cela, l'ADEME rappelle que la voiture n'est "pas forcément le moyen de locomotion le plus pratique et le plus économique pour se rendre à la montagne en hiver", notamment en raison des conditions de circulation difficiles, avec la neige et le verglas, et sans compter les problèmes d'embouteillages en périodes de vacances scolaires. Et qui dit plus d'embouteillages dit plus de carburant consommé. D'où sa préconisation de prendre le train pour gagner les stations de montagne : il s'agit de la solution la plus sûre, la plus rapide et la moins polluante. De nombreuses lignes d'autocar relient par ailleurs les gares routières et les stations. Une fois sur place, on privilégie les trajets à pied, en ski, ou en transports collectifs.

Être zéro déchet sur les pistes et en dehors

Avant de partir, on dépose dans sa valise quelques objets réutilisables qui permettront d'éviter bien des déchets : une gourde pour ne pas avoir à acheter de bouteilles en plastique sur les pistes ; un shampoing, un savon et un déodorant solides pour ne pas se retrouver avec de multiples emballages à jeter à la fin de son séjour ; des carrés de coton lavable ; un oriculi (cure-oreilles écologique en bois) à la place des coton-tiges ; et un cabas ou un sac réutilisable, voire des sacs à vrac pour les courses sur place - relire notre article : Les 10 essentiels d'une routine zéro déchet. Évidemment, on ne jette pas ses déchets dans la nature. Selon l'association Mountain Riders, chaque année, plus de 150 tonnes de déchets sont jetées en montagne, dont 36 % sont d'origine touristique (mégots, plastiques, canettes...). Bon à savoir, Mountain Riders organise d'ailleurs chaque année des "Mountain Days" : des journées de ramassage de déchets en montagne, de mai à septembre. 

Bien choisir et entretenir son matériel

Si l'on ne va pas fréquemment au ski, mieux vaut louer son matériel. Côté vêtements, on regarde les étiquettes et on privilégie si possible les labels GOTS, certification internationale de référence pour les textiles biologiques, notamment pour le coton (surveiller également l’Écolabel européen, BioRé, Ecocert textile, Made in Green par Oekotex…). Mountain Riders conseille de laver ses vêtements de ski au moins une fois par an à 40° et en combinant idéalement la veste et le pantalon. Et si besoin, de réimperméabiliser avec un produit hydrofugeant. On n'hésite pas également à réparer ou à faire réparer ses vêtements usés pour éviter d'en racheter, ou alors d'en faire don ou de les revendre. On entretient son matériel de ski si celui-ci nous appartient en se référant au site entretien.skis.free.fr. Plus de détails dans l'éco-guide de Mountain Riders.

Privilégier l'achat de produits locaux

On repère en arrivant les adresses mettant à l'honneur les produits locaux (pour les restaurants, en se fiant à Trip Advisor ou en questionnant l'Office de tourisme de son lieu de vacances par exemple), les marchés du coin notamment. Pour faire les bons choix, on s'aide par exemple de l'application Etiquettable, qui géolocalise les légumes locaux selon les régions. L'application, gratuite et disponible sur Android et iOS, donne également des informations sur les produits de saison ainsi que des recettes. On évite bien sûr les produits suremballés. 

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